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Lieux privés
Galerie Flak
C’est dans l’ancien atelier du sculpteur Ossip Zadkine, niché dans une rue discrète du 7e arrondissement, que la Galerie Flak écrit un nouveau chapitre. Depuis 1990, la Galerie Flak est une référence pour les amateurs d’art d’Afrique, d’Océanie et d’Amérique du Nord. Elle collabore avec les musées internationaux d’ethnographie, comme le Musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris, ou le Metropolitan Museum of Art de New York. Aujourd’hui, Julien Flak fait le choix de l’intime pour écrire cette nouvelle page en invitant les œuvres de sa galerie dans son lieu de vie.
L’idée a pris forme il y a deux ans, lorsqu’il a confié la transformation de cet appartement familial à Sandie Roy Saul (34, rue Louise Emile & Éditions du 34). À mesure que le décor prenait forme, une évidence est apparue : installer la galerie ici, au cœur même du quotidien. Pensé comme un dialogue harmonieux entre les œuvres et l’espace, le décor imaginé par Sandie Roy Saul s’éloigne de toute démonstration. Tout est vintage, rien n’est figé. Une base sculpturale devient table, des lampadaires se recomposent avec des abat-jours uniques, des banquettes sur mesure longent les murs pour libérer les volumes.
Les œuvres trouvent une place nouvelle, à l’entrée, au-dessus d’une assise, près d’un canapé profond qui invite à s’attarder. On les regarde autrement, parce qu’on les imagine chez soi. Résultat : on ne déambule pas dans une galerie classique, on est reçu dans un lieu habité. Sur rendez-vous, autour d’un café, d’un déjeuner… Chaque pièce s’invite dans un moment de vie (il arrive que les enfants traversent la pièce, que le chat s’invite dans la discussion). Visite.


